L’ouverture À La Concurrence Est-Elle Bonne Pour L’industrialisation Du Cameroun ?

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Theme: L’ouverture À La Concurrence Est-Elle Bonne Pour L’industrialisation Du Cameroun ?

Organisé Par : Nkafu Policy Institute (Fondation Denis & Lenora Foretia)

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NOTE CONCEPTUELLE

La concurrence est un pilier majeur des systèmes de marché libre. La politique de la concurrence consiste à appliquer des règles pour s’assurer que les entreprises et les sociétés se font une concurrence loyale. Cette politique encourage l’efficacité, crée un choix plus large pour les consommateurs, contribue à réduire les prix et à améliorer la qualité.

Selon les libéraux, la concurrence est inévitable et bénéfique pour les pays. Ils estiment qu’un avantage important de la concurrence est l’innovation. En effet, l’innovation stimule l’invention de nouveaux et meilleurs produits, ou elle contribue à créer des processus de fabrication à moindre coût. Par conséquent, elle stimule la croissance économique, crée davantage de possibilités d’emploi et augmente le niveau de vie. Les économies d’échelle et les transferts de technologie constituent un autre avantage de la concurrence. Les entreprises peuvent accroître leur présence mondiale en opérant sur des marchés étrangers de plus en plus nombreux. Enfin, la concurrence peut également aider les entreprises à identifier les besoins des consommateurs, puis à développer de nouveaux produits ou services pour répondre à ces besoins.

Contrairement aux arguments ci-dessus, les protectionnistes estiment que la concurrence n’est pas bonne pour une économie.  Ils soutiennent que seules les grandes entreprises survivent dans la concurrence (c’est-à-dire que les petites entreprises luttent ou meurent). Selon les tenants de cette thèse, les petites entreprises ne disposent pas de tous les avantages ou capitaux supplémentaires pour se développer et s’externaliser comme les grandes entreprises. Aussi, les protectionnistes affirment que la concurrence diminue la part de marché et la clientèle, surtout si la demande de produits ou de services est limitée dès le départ. Par conséquent, les entreprises sont obligées de baisser leurs prix pour rester compétitives, ce qui diminue leur rendement sur chaque article ou service qu’elles produisent et vendent.

En 2019, le gouvernement du Cameroun a élaboré la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030. Cette stratégie met davantage l’accent sur l’industrialisation et la transformation structurelle de l’économie car, dans les chiffres, le secteur secondaire ne représente que 15,6% des entreprises alors que le secteur tertiaire représente 84,2% des entreprises selon le deuxième Recensement Général des Entreprises (2016). Par ailleurs, les petites entreprises dominent le tissu économique camerounais puisqu’elles représentent 98,5% du total des entreprises.

Cependant, le Cameroun est confronté à des défis structurels majeurs et à des chocs négatifs, notamment un niveau de pauvreté alarmant, une grosse présence de l’Etat dans l’économie, la détérioration de la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le conflit avec Boko Haram dans la région du Nord ; et la récente crise des devises causée par des importations excessives. Davantage, les petites et moyennes entreprises camerounaises sont confrontées à des obstacles majeurs qui les empêchent de se développer. Parmi ces obstacles, citons les taux d’imposition élevés, l’exclusion financière, la corruption et les tracasseries administratives, pour n’en citer que quelques-uns.  

Ce débat portera donc sur la place de la concurrence dans le processus d’industrialisation du Cameroun. La principale question à laquelle il convient de répondre est la suivante : Le Cameroun doit-il donner la priorité à la concurrence sur le marché pour stimuler l’industrialisation du pays ?

 

Objectif de l’événement

L’objectif de ce débat est de comparer les points de vue de différents experts camerounais sur la meilleure façon de stimuler l’industrialisation au Cameroun.

Il s’agit d’un débat public sur le thème : ‘‘L’ouverture à la concurrence est-elle bonne pour l’industrialisation du Cameroun ?’’ En effet, le nombre limité de projets d’industrialisation dans le pays et leur gestion inefficace réduisent considérablement leurs effets sur la vie des populations. C’est pourquoi certains observateurs estiment que l’économie devrait être ouverte à la concurrence dans tous les secteurs afin de stimuler l’industrialisation, la croissance économique et le développement. D’autres, en revanche, soutiennent que le Cameroun devrait protéger ses industries embryonnaires étant donné que 80% des entreprises créées meurent avant 5 ans. 

 

Public cible

Cet événement réunira des participants de différents domaines d’expertise : économistes, fonctionnaires, orateurs, entrepreneurs, organisations humanitaires, organisations non gouvernementales, universitaires et chercheurs, étudiants, grand public et acteurs de la société civile.

 

Nombre de participants

Nous attendons 80 participants.

 

Frais de participation

Cet événement est ouvert au public cible sans frais d’inscription ou de participation.

Domaines de préoccupation

Industrialisation ; Transformation structurelle ; Concurrence sur le marché ; Développement économique ; Commerce international ; Émergence économique ; Politiques publiques.

 

Lieu

Hôtel Mansel (Quartier Fouda), Yaoundé-Cameroun.          

 

Résultats escomptés

À la fin de cet événement, les participants devraient :

  • Comprendre la signification de l’industrialisation ;
  • Reconnaître la meilleure voie pour un Cameroun industrialisé ;
  • Comprendre les avantages et les défis de la concurrence sur le marché ;
  • Comprendre les bénéfices et les problèmes du protectionnisme et du libéralisme ;
  • Appréhender les réformes nécessaires pour une stratégie d’industrialisation réussie.

 

Panélistes

  1. Dr. Louis-Marie KAKDEU – Economiste et Chercheur Associé au Nkafu Policy Institute, Cameroun. (POUR)
  2. Dr. Lamine HIMBE – Administrateur Civil et Chercheur au Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINDMIT). (POUR)
  3. Dr. Joel MOUDIO MOTTO – Economiste et Chercheur à l’Université de Yaoundé II. (CONTRE)
  4. M. René MEZENE – Entrepreneur et PDG de ProxyServices. (CONTRE)

 

Modérateur

Dr. Fabien SUNDJO – Économiste et Chercheur Associé au Nkafu Policy Institute, Cameroun.

 

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