Date:September 22, 2017

EDUCATION ET DIALOGUE : LES MEILLEURS OUTILS POUR UNE VERITABLE CONSTRUCTION NATIONALE

Par Prof. Jean-Emmanuel PONDI

Jamais dans l’histoire moderne des émancipations populaires, la stratégie consistant à ne pas aller à l’école s’est soldée par une atteinte d’un objectif progrès pour ses initiateurs. Soyons clairs dès l’entame de mon propos. Comme je l’avais mentionné à l’occasion d’une réflexion publiée dès le 22 décembre 2016 – concernant une crise qui avait commencé le 21 novembre 2016 – plusieurs des revendications faites par nos compatriotes anglophones étaient et demeurent à la fois compréhensibles et tout à fait fondées.

Incontestablement, l’on se doit d’accorder encore plus de respect à l’égalité constitutionnellement prescrite entre l’Anglais et le Français, langues inscrites dans cet ordre dans le texte de notre loi fondamentale. Il en va de même pour ce qui est de la nécessité de s’assurer d’un égal accès aux hautes fonctions publiques et privées de l’Etat par les Camerounais d’expression anglaise. Dans le même esprit, une attention plus soutenues devrait être accordée à l’indésirable originalité du parcours historique qui a mené à l’unification du Cameroun Oriental et Occidental. Cette expérience unique devait se cristalliser dans notre détermination à conserver le double héritage culturel officiel acquis par les deux populations concernées.

De façon plus importante, il serait de bon ton aujourd’hui, de s’appliquer plus qu’hier, à tenir les promesses faites de part et d’autre de l’échiquier politique des années 1960 et 1970. Contrairement aux croyances répandues chez de nombreux camerounais, je reste absolument convaincu de longues carrières dans ce métiers, sont celles qui sont attachées à la pratique d’une existence frappée du sceau de la vérité.

Aujourd’hui, ma conviction est que même le sujet de discussion sur le fédéralisme ne devrait plus être considéré comme tabou, au regard de la popularité qu’il semble gagner dans le cœur et dans l’esprit d’un nombre grandissant de Camerounais. Si tel s’avérait être réellement le cas, au plan populaire et démocratique, alors cela pourrait constituer une solution possible à notre crise commune actuelle.

Cependant, en tant que Panafricaniste convaincu, il va de soi qu’il m’est impossible de soutenir quelques idées de sécession au Cameroun ou dans n’importe quelle partie d’Afrique. La vérité est que j’ai eu personnellement à me rendre deux fois en Erythrée, et trois fois au Sud Soudan et au Nord Soudan. Je m’appuie sur ce que j’y ai vu pour tirer mes fermes conclusions.

Après avoir présenté de manière ramassée mon point de vue sur certains aspects de la « crise anglophone » – par défaut d’autres termes plus appropriés, car je suis convaincu que tous les Camerounais sont concernés d’une manière ou d’une autre – je voudrais maintenant aborder un sujet connexe, tout aussi important au regard du contexte qui est le nôtre : l’importance de l’école et du vrai dialogue dans le dynamisme de la construction nationale et de la consolidation de l’unité nationale…

Lire l’article en entier

***